Marché belge de l’assurance : un appétit accru pour les assurances-vie individuelles en 2024

Le marché belge de l'assurance a atteint en 2024 un encaissement total de 35,1 milliards d'euros, soit une progression de 8,4 % par rapport à l'année précédente. Cette hausse est surtout due à la croissance observée en assurances-vie individuelles et par ailleurs aussi à l’impact de l’inflation ainsi qu’à l'augmentation des frais de réparation au cours de ces dernières années.

Hausse pour les assurances-vie individuelles et les produits de placement

L’encaissement du segment des assurances-vie individuelles à taux garanti (branche 21) a progressé de 10,8 % pour atteindre 7,1 milliards d'euros. Cette hausse confirme la tendance observée ces dernières années. En outre, grâce à l’évolution favorable des cours boursiers, les produits de la branche 23 ont retrouvé les faveurs de nombreux épargnants et investisseurs, ce qui s’est traduit par une forte croissance de l’encaissement de 34,5 % à 3,8 milliards d'euros.

Baisse en assurances de groupe

A la différence des assurances-vie individuelles, le segment des assurances de groupe a enregistré une baisse de son encaissement de 2,4 % pour s’établir à 6,7 milliards d'euros. Ce recul est principalement dû à quelques versements exceptionnels réalisés en 2023.

Quant à l'importance de la pension complémentaire constituée par le biais de l’assurance de groupe, Hein Lannoy en est tout à fait convaincu : « L'accord de gouvernement va au-devant de la demande des assureurs d’approfondir et d'élargir le deuxième pilier de pension, et c'est une excellente nouvelle, car une bonne pension complémentaire est indispensable dans le contexte de la hausse du coût des retraites. Dans ce cadre, nous continuons donc en tant que secteur de plaider en faveur du maintien d’un cadre fiscal durable pour le deuxième pilier. Les employeurs et les secteurs ont besoin d’une stabilité fiscale afin d’entreprendre les démarches en toute confiance pour l'élargissement et l'approfondissement visés du deuxième pilier. »

Croissance modérée pour les assurances non-vie

Les assurances non-vie ont enregistré une hausse de leur encaissement de 6,1% à 16,7 milliards d’euros. Tenant compte d’une inflation de 3,1 % en 2024, cela signifie une croissance réelle de 2,9 %. Plus particulièrement pour les assurances incendie, l’augmentation atteint 5,5 % et est due en grande partie à la hausse annuelle de l’indice ABEX, l'indice qui reflète l'évolution du coût moyen de la construction d'une habitation.

Les dommages causés par des tempêtes et des inondations restent limités

Tout comme en 2023, les dommages assurés dus à des tempêtes et des inondations en 2024 sont restés relativement limités. Le total des dommages assurés causés par des tempêtes s’est élevé à 169 millions d'euros, tandis que les inondations ont causé pour 108 millions d'euros de dommages. A titre de comparaison, les dommages engendrés par les inondations de l'été 2021 atteignaient 2,3 milliards d'euros.

Cependant, le changement climatique et les phénomènes naturels associés continuent d'avoir un impact important sur le secteur de l'assurance. « À l'échelle mondiale, les coûts assurés liés aux dommages climatiques continuent d'augmenter, et dans notre pays également, il n'est malheureusement pas impensable que, tout comme en 2021, nous devions un jour à nouveau faire face à une catastrophe de grande ampleur. » Et dans ce cas, une législation claire pour l’indemnisation des victimes est indispensable, poursuit Hein Lannoy. « L’accord de gouvernement prévoit la mise en place d’un partenariat public-privé entre l'État et le secteur de l’assurance en cas de catastrophe naturelle majeure, nous avons donc bon espoir d’être rapidement appelés à la table des discussions. »

Évolution en assurances de véhicules automoteurs

L'encaissement total des assurances de véhicules automoteurs s’est accru de 4,8 % pour s’établir à 4,5 milliards d'euros en 2024. En ce qui concerne le segment corps de véhicules (= assurances omnium), l’encaissement a progressé de 7,6 %, tandis que la branche RC véhicules automoteurs a connu une croissance plus modeste de 2,6 %. Les adaptations apportées fin 2024 au tableau indicatif, à savoir la liste pouvant fournir une indication à un tribunal dans l’évaluation d’une demande d’indemnisation d’un dommage corporel qu’il n’est pas possible d’estimer avec précision, ont obligé les assureurs à augmenter considérablement leurs provisions, ce qui a engendré une rentabilité négative pour cette branche.

Croissance des coûts en assurances accidents du travail et maladie

Les branches accidents du travail (+11,1 %), maladie (+6,8 %) et assurances de responsabilité civile générales (+4,8 %) ont vu leur encaissement progresser, en raison notamment de l’inflation et de la hausse des coûts au cours de ces dernières années.

Assuralia publie son rapport annuel 2024 et se projette dans le futur

Davantage de précisions sur les chiffres et les tendances dans les différentes branches d'assurance, une interview des président et vice-président d'Assuralia, ainsi qu'un entretien avec Lode Godderis, peuvent être consultés dans le tout nouveau rapport annuel d'Assuralia.

 

Nevert Degirmenci

Nevert Degirmenci

Press & Communication

 

 

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