Marché belge de l’assurance : encaissement en hausse de 8,4% en 2025

Selon une première estimation de l’union professionnelle des assureurs Assuralia, le marché belge de l’assurance a enregistré un encaissement total de 37,9 milliards d’euros en 2025, en progression de 8,4% par rapport à l’année précédente.

L’assurance-vie individuelle, valeur sûre pour les consommateurs mais menacée par la pression fiscale

L’appétence des épargnants et investisseurs pour les produits d’assurances-vie individuelles s’est confirmée en 2025, avec un encaissement en progression de 19,6% à 13,8 milliards d’euros. Les assurances-vie individuelles à taux garanti (branche 21), qui offrent un placement sûr et ont souvent les faveurs des investisseurs prudents, ont atteint 7,5 milliards d’euros d’encaissement. Il s’agit d’une nouvelle hausse de 5,4%, après celles de 11,2% en 2024, 6,3% en 2023 et 4,8% en 2022

Grâce à la hausse des cours boursiers, les assurances-vie de la branche 23, liées à des fonds d’investissements, ont continué sur leur lancée positive constatée en 2024, avec un encaissement en hausse de 31% à 5 milliards d’euros.

Hein Lannoy, CEO d’Assuralia, met cependant en garde contre les risques liés à la surtaxation des produits d’assurance-vie. « Ces dernières années, le législateur belge a systématiquement érigé des obstacles qui freinent la mobilisation de l’épargne au lieu de la stimuler. L’introduction de la taxe sur les primes en 2006, la taxe sur les comptes‑titres - qui touche les assureurs et affecte le rendement de tous les assurés de la branche 23 dès le premier euro - , ainsi que la taxe sur les plus‑values ont ensemble entraîné une hausse structurelle de la pression fiscale, avec pour conséquence de rendre le produit d’investissement de moins en moins attractif. »

Léger regain d’intérêt pour les assurances de groupe

Après avoir diminué de 3,3% en 2024 en raison de plusieurs versements exceptionnels réalisés en 2023, le segment des assurances de groupe a renoué avec la croissance en 2025. Les premières estimations font état d’une progression de 0,8%, à 6,7 milliards d’euros d’encaissement. L’encaissement des produits de la branche 23 progressait de 9,7%, mais restait limité à 0,7 milliard d’euros du total. Les produits de la branche 21 ont, pour leur part, enregistré une légère baisse de 0,2 %, à 6 milliards d’euros.

Hein Lannoy : « Le vieillissement de la population, l’augmentation de l’espérance de vie et la pression croissante sur les finances publiques démontrent que la pension légale ne suffit plus à elle seule pour garantir un revenu décent après le départ à la retraite. La pension complémentaire -constituée par le biais de l’employeur, du secteur ou en tant qu’indépendant – n’est pas un luxe, mais une nécessité. En 2025, 4,5 millions de travailleurs1 se constituaient une pension complémentaire, soit environ 78% de la population active. Assuralia continuera à plaider auprès des autorités pour un élargissement du nombre d’affiliés au 2e pilier de pension et pour des contributions plus élevées d’au moins 3% pour tous les travailleurs. »

Croissance modérée pour les branches non-vie

L’encaissement des branches non-vie affichait en 2025 une croissance de 3,7%, nettement inférieure à celle des années précédentes (9,1% en 2023 et 6,1% en 2024), pour atteindre 17,3 milliards d’euros. En tenant compte de l’inflation de 2,5% en 2025, l’encaissement des assurances non-vie augmente de 1,3% en termes réels.

En raison de la hausse de l’indice ABEX (en moyenne 0,8% l’an dernier), l’encaissement de la branche incendie a progressé de 3,0% l’an dernier pour atteindre 4,4 milliards d’euros.

Du côté des assurances automobiles, l’encaissement total a augmenté de 4,5% en 2025 pour atteindre 4,7 milliards d’euros. L’évolution de cet encaissement diffère cependant selon la branche : l’assurance casco enregistre ainsi en 2025 une croissance de 6,3 %, contre 8,0 % en 2024, tandis que la responsabilité civile automobile affichait en 2025, comme en 2024, une hausse de 3,0%.

Les branches maladie (+6,7%), responsabilité civile générale (+4,1%) et protection juridique (+7,8%) ont toutes affiché une croissance de l’encaissement en 2025, tandis que l’encaissement des assurances accidents du travail a légèrement reculé de 0,5%.

Année très calme sur le front des tempêtes et inondations

En 2025, les dommages assurés dus aux tempêtes ont atteint 79 millions d’euros et ceux dus aux inondations 16 millions d’euros.

Comme 2023 et 2024, l’année 2025 a été particulièrement calme par rapport à 2021 et 2022. Pour rappel, les inondations de l’été 2021 avaient causé 2,3 milliards d’euros de dommages assurés. Les tempêtes Eunice et Franklin, qui ont sévi en février 2022, avaient pour leur part entraîné 573 millions d’euros de dommages assurés.

Cette accalmie ne doit pourtant pas faire oublier l’urgence d’aboutir, en partenariat avec les autorités publiques, à un cadre légal clair et stable pour l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles de grande ampleur.

« Malgré les bonnes intentions figurant dans l’accord de gouvernement fédéral, force est de constater que nous sommes aujourd’hui encore loin d’une solution durable impliquant toutes les parties. Cette solution est pourtant essentielle pour pouvoir gérer correctement la prochaine catastrophe naturelle de manière structurée et dans l’intérêt des assurés. L’erreur serait d’opter pour l’inaction et de retomber dans une situation chaotique par manque de prévoyance », prévient Hein Lannoy.

Tous les chiffres et tendances sont à retrouver dans le rapport annuel 2025 d’Assuralia

1 Source PensionStat.be Accueil | PensionStat.be

Barbara Van Speybroeck

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Peter Wiels

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